Le pivot
vertical
Acte 4 : mille visiteurs, le serveur souffle. Surveiller, sécuriser, sauvegarder, puis grossir la machine.
420-5A4-MT · Serveurs évolutifs · Scalabilité verticaleLe bouche-à-oreille explose
Mille visiteurs. Le serveur de la petite entreprise souffle fort, les pages ralentissent aux heures de pointe, et dans les journaux apparaissent des visiteurs d'un genre nouveau : des robots qui tâtent les serrures. L'entreprise doit s'équiper : des yeux pour voir venir les problèmes, des serrures pour les indésirables, un filet pour ne jamais rien perdre. Et puis pivoter : déménager sur une machine plus grosse.
- Objectif du jour : les quatre équipements du serveur adulte.
La scalabilité verticale
Grandir verticalement, c'est donner plus de ressources à la même machine : plus de processeur, plus de mémoire, plus de disque. En infonuagique, les machines sont élastiques : on redimensionne en quelques clics.
- Simple : l'application ne change pas.
- Rapide : surtout quand l'application est conteneurisée, le déménagement prend des minutes.
- Il y a un plafond : la plus grosse machine du catalogue.
- Le prix grimpe plus vite que la puissance.
- Une seule machine reste un point de faille unique.
La surveillance
On ne peut pas gérer ce qu'on ne mesure pas. La surveillance (monitoring) collecte en continu les signes vitaux du serveur et les affiche sur des tableaux de bord.
- Processeur, mémoire, disque, réseau : la santé de la machine.
- Requêtes par seconde, temps de réponse : la santé du service.
- Les métriques par conteneur : quel service étouffe les autres ?
- L'alerte : être prévenu AVANT les clients, pas par eux.
C'est la surveillance qui dit quand pivoter : sans elle, on grossit la machine au hasard, trop tôt ou trop tard.
La sécurisation
À mille visiteurs, vous êtes visible; et qui est visible est visé. Le principe directeur : le moindre privilège, ne laisser ouvert que le strict nécessaire.
SSH par clés seulement, pare-feu qui ne laisse passer que les ports du service, mises à jour de sécurité automatiques.
Le cloisonnement limite déjà les dégâts d'une intrusion. On le renforce : images officielles, pas de service superflu dans la boîte, secrets hors des fichiers.
Sauvegarde et restauration automatisées
Grâce aux conteneurs, tout ce qui compte vit à deux endroits connus : les volumes de données et la partition. Le filet consiste à copier ça ailleurs, automatiquement, et à savoir le restaurer vite.
- Une sauvegarde planifiée (cron) : l'export de la base et l'archive des volumes, chaque nuit, sans humain.
- La règle d'or : une sauvegarde jamais restaurée n'existe pas. On teste la restauration régulièrement, chronomètre en main.
- Après une attaque ou une panne : détruire, recréer, restaurer. Avec Docker, c'est une question de minutes.
Machines élastiques et basculement
Le pivot réunit tout ce qui précède : la surveillance dit que la machine étouffe, l'entreprise loue une machine élastique plus grosse, et bascule.
- Sans conteneurs : des jours de réinstallation manuelle et de surprises.
- Avec conteneurs : installer Docker, rejouer la partition, restaurer les données. Des minutes.
- Le basculement automatique : un script qui refait ces gestes tout seul quand la machine principale meurt. Premier pas vers la relève automatique du module 2.
La fin du module 1
- Surveiller (des yeux), sécuriser (des serrures), sauvegarder (un filet) : l'équipement minimal de tout serveur sérieux.
- Le vertical est simple et rapide, surtout conteneurisé, mais il a un plafond et un prix.
- Et même la plus grosse machine du catalogue reste un point de faille unique.
Tout repose encore sur une seule machine. Au module 2, l'entreprise franchit le mur : la scalabilité horizontale. Séparer, mettre en cache, balancer la charge... jusqu'à ce que plus rien ne puisse faire tomber le site.
Version de départ · ce diaporama va s'enrichir